Une magnifique journée à latitude 38° 17’ S, longitude 55° 38’ W

Ces chiffres font partie du langage des océanographes. C’est la position du navire, une donnée importante pour le chef de mission qui doit planifier le travail des scientifiques. D’autres chiffres sont cependant aussi importants pour un navire comme le Coriolis ll et surtout pour son équipage scientifique: ce sont la vitesse des vents et la hauteur des vagues. Comme les océanographes ne sont pas nécessairement des marins, il y a souvent une relation inverse entre l’importance de ces chiffres et le nombre d’océanographes en mesure d’effectuer leurs tâches : on appelle ça le « mal de mer ». Jusqu’à présent, tout se passe bien de ce côté, nous naviguons à 11 km sous un magnifique soleil et sur une mer d’huile avec des vents pratiquement nuls. Nous arriverons cet après-midi à la première station localisée à environ 150 km au sud-est de Mar del Plata, une région réputée pour ses concentrations importantes de lions de mer. Des chercheurs argentins font d’ailleurs le guet en permanence sur le toit de la timonerie du Coriolis ll à la recherche de mammifères marins. D’ailleurs, cela sera le sujet d’une prochaine chronique.

 Serge Demers à bord du Coriolis