Et c’est parti…. (suite)

platon
L’échantillonneur à plancton

La rosette remontée, le travail ne fait que commencer. Une partie de l’équipe s’affaire à récolter l’eau dans les rosettes pour en faire la filtration et l’analyse dans les laboratoires. L’autre partie de l’équipe continue le travail sur le pont pour finaliser la prise d’échantillons et la manipulation des autres types d’appareils.

Plancton
Quelques exemples de plancton retrouver hier: une salpe

C’est l’heure de mettre à l’eau l’enregistreur de plancton à l’aide d’une vidéo (VPR). C’est un appareil un peu surréaliste avec ses lumières bleues qui flashent et ses différents instruments qui permettent d’enregistrer les conditions physico-chimiques de l’eau à l’endroit où seront prises les images du plancton. L’appareil est prêt, la professeure Gesche Winkler donne le signal à l’homme responsable du treuil qui enclenche le déroulement du câble et voilà le VPR parti pour son périple aller-retour, jusqu’à 300m. Quinze minutes plus tard, l’appareil est à nouveau sur le pont et c’est maintenant le tour des filets à plancton d’aller faire saucette… Chacun des trois filets est mis à l’eau de façon consécutive pour aller récolter des catégories différentes de plancton, les gros animaux, les petits animaux et le phytoplancton. Une fois les filets revenus sur le pont, le fruit des récoltes est minutieusement gardé dans des pots et les organismes (souvent de la grosseur d’un grain de riz) seront identifiés et comptés; un travail de moine. Pendant ce temps, dans les laboratoires du Coriolis ll, les pompes à filtration ronronnent. Les gens s’affairent à filtrer l’eau provenant de la rosette. Toutes les manipulations sont faites de façon minutieuse dans le but de ne pas contaminer les échantillons. Pour les uns c’est pour la chlorophylle et les virus pour les autres c’est pour les éléments nutritifs et la matière organique particulaire, mais tous travaillent pour pouvoir, en bout ligne, raconter l’histoire océanographique de cette station. L’échantillonnage terminé, il est plus de 2 h du matin. Le navire met le cap vers le sud.

Au matin, les conditions ont changé et l’air chaud et humide est remplacé par un vent froid provenant du sud, provenant de l’Antarctique.

 Serge Demers à bord du Coriolis II