La mission

La mission consiste en étude intégrée de l’écosystème et de la géologie du Golfe San Jorge, comprenant aussi le littoral de la province de Chubut, situés en région patagonique argentine.

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Durant 30 jours, une équipe de scientifiques des deux pays recueillera des données à bord du navire de recherche Coriolis II de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR), afin de caractériser l’état actuel de l’écosystème du Golfe de San Jorge sur le plan océanographique et sur le plan de la présence et de la concentration d’hydrocarbures dans les principales composantes de l’écosystème. Les chercheurs vont également évaluer les effets potentiels des hydrocarbures sur les espèces vivant dans les fonds marins et sur celles vivant davantage à la surface. Enfin, ils développeront une étude approfondie du fond marin sur le plan géologique.

Cette mission représente la première étape d’une stratégie à long terme visant à la création d’un « Institut international des sciences de la mer – Atlantique Sud » dans la province de Chubut.

Au retour de la mission, à l’Institut des sciences de la mer de Rimouski (ISMER), les chercheurs effectueront une série d’études expérimentales sur les effets combinés des hydrocarbures et de l’augmentation de température sur les communautés planctonique et benthique, à l’aide d’écosystèmes simulés. Ces écosystèmes simulés sont constitués de grands bassins expérimentaux (2m3 chacun) et sont équipés de systèmes de contrôle et de suivi des différentes variables physiques, chimiques et biologiques.

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Afin de prédire de façon adéquate les réponses possibles de l’écosystème du Golfe San Jorge aux perturbations d’origine naturelle et anthropique, les chercheurs procéderont ensuite à l’étape de la modélisation, basée sur les résultats obtenus à partir des résultats des travaux sur le terrain et en bassins expérimentaux.

Enfin, le suivi de la variabilité à long terme sera réalisé à l’aide de bouées océanographiques de l’Observatoire océanographique du Golfe San Jorge. Ces bouées, fabriquées à Rimouski, disposent d’une panoplie de senseurs océanographiques, incluant des sondes pour la détection d’hydrocarbures.