Enfin le grand départ!

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Le chef scientifique Guillaume St-Onge donne des explications sur le fonctionnement des divers instruments. De gauche à droite : José Ignacio Isola, Silvia Etienot, Carolina Chialvo, Guillaume St-Onge et Audrey M. Rémillard.

L’eau peut devenir une denrée très rare sur un bateau! À notre arrivée à bord du Coriolis II le dimanche 16 février à midi, le niveau des réservoirs était bas et le système de désalinisation qui transforme l’eau de mer en eau douce par osmose était défectueux. Nous avons donc décalé notre départ pour une durée indéterminée, le temps de trouver rapidement une solution pour remplir les réservoirs. Or, la ville de Comodoro Rivadavia était elle-même privée d’eau depuis quelques jours, situation apparemment récurrente dans cette région selon quelques habitants que nous avons croisés. Comment s’y prendre? Après plusieurs appels téléphoniques et négociations, le Coriolis II a finalement été réapprovisionné en eau douce par… un camion-citerne de pompier! Pendant ce temps, l’équipe scientifique rimouskoise et argentine fourmillait sur le navire afin de préparer tout le matériel nécessaire pour les prochains jours!

Équipage_sur_bateau
Premier déploiement d’un instrument de géophysique servant à établir la stratigraphie des sédiments.

Finalement, c’est sous un superbe soleil d’été que nous avons quitté le quai de Comodoro Rivadavia le lundi 17 février à 19h. Après une petite heure de navigation, nous avons déployé les instruments dans l’eau et récolté nos premiers échantillons. Tout a fonctionné à merveille au premier essai et les données commencent déjà à s’accumuler. Nos chefs de mission Guillaume St-Onge et Miguel Haller ainsi que toute l’équipe sont très heureux et enthousiaste de ce départ prometteur!

Audrey M. Rémillard à bord du Coriolis II