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Une mission scientifique réussie en Argentine

Le navire de recherche océanographique Le Coriolis II est de retour à son port d’attache de Rimouski après sa première mission en eaux internationales en Argentine.

Le professeur Gustavo Ferreyra en compagnie de la directrice de l’ISMER, Ariane Plourde.
Le professeur Gustavo Ferreyra en compagnie de la directrice de l’ISMER, Ariane Plourde.

Ayant réuni une cinquantaine de chercheurs de l’Argentine et du Québec, dont une quinzaine de l’UQAR-ISMER, la mission scientifique visait à obtenir des données scientifiques afin d’outiller le gouvernement argentin à l’égard de l’exploitation des hydrocarbures extracôtiers dans une perspective de développement responsable.

Le professeur Gustavo Ferreyra, leader du projet et chef de mission du volet océanographique, dresse un bilan positif de cette mission scientifique qui a eu lieu du 31 janvier au 4 mars. « Nous avons réalisé plus de 90 % des objectifs que nous avions planifiés. C’est le mauvais temps qui nous a empêchés de tout compléter. Nous sommes très heureux de ce résultat considérant l’envergure de la mission. Le Coriolis II a fait la preuve qu’il est un navire très performant pour la recherche océanographique. »

Cette mission visant à étudier l’écosystème et la géologie marine du golfe San Jorge et de la région côtière de la province de Chubut a réuni, au cours des quatre legs, une quarantaine de chercheurs de l’ISMER et de l’Institut Maurice-Lamontagne ainsi que de l’Argentine à bord du navire de l’UQAR. « En plus de raffermir nos liens avec l’Argentine, la mission est une vitrine importante pour Le Coriolis II », observe la directrice de l’Institut des sciences de la mer, Ariane Plourde.

Les chercheurs de l’UQAR-ISMER impliqués dans cette mission en Argentine ont encore deux années de travail pour compléter leurs différentes recherches. « Nous avons beaucoup d’échantillons à analyser et des bases de données à valider. Un certain nombre d’étudiants gradués participeront aux différentes recherches », indique le professeur Ferreyra.

En tout, Le Coriolis II a effectué un périple de 167 jours depuis son départ en novembre dernier. Le navire de l’UQAR ira en cale sèche au courant du printemps afin d’effectuer des travaux de réparation de routine.

Portes ouvertes à l’ISMER

L’Institut des sciences de la mer de Rimouski souligne son quinzième anniversaire, ce samedi 10 mai de 10 h à 17 h, dans le cadre du 24 heures de science. Le public est invité à visiter le plus important institut de recherche universitaire francophone en sciences de la mer au Canada. Rappelons que l’ISMER est situé au 310, allée des Ursulines.

La mission scientifique débute en Argentine

Le coup d’envoi à la mission scientifique de l’UQAR en Argentine vient d’être donné. Mobilisant une cinquantaine de chercheurs, cette recherche vise à réaliser une étude multidisciplinaire sur l’écosystème et la géologie marine du golfe San Jorge et de la région côtière de la province de Chubut.

Le navire de recherche Le Coriolis II est arrivé en Argentine le 21 janvier. Parti de Rimouski le 22 novembre dernier, il a réalisé une mission en Guyane-Française pour le compte de l’entreprise Sea Forth, qui a loué le navire pour effectuer une collecte de données avec le système de multifaisceaux du navire de l’UQAR.

Cette mission est la première en eaux internationales pour le Coriolis II. « Le voyage s’est déroulé comme prévu. Cette recherche suscite beaucoup d’intérêt auprès des autorités d’Argentine, notamment de la présidente Cristina Elisabet Fernández de Kirchner », indique le conseiller scientifique Serge Demers.

Une quinzaine de chercheurs de l’ISMER participent à cette mission qui se déroulera jusqu’au début du mois de mars. Les travaux permettront d’outiller le gouvernement argentin à l’égard de l’exploitation des hydrocarbures extracôtiers dans une perspective de développement responsable.

Coriolis II Argentine
L’arrivée du Coriolis II en Argentine a été soulignée par les dignitaires du pays. Dans l’ordre habituel, la coordonnatrice générale des collaborations bilaterales Karina Pombo (ministère de la Science, la Technologie et l’innovation productive – MSTI), le professeur Gustavo Ferreyra (UQAR-ISMER), la coordonnatrice des programmes de coopération María Eugenia Tola (MSTI), la directrice de l’ISMER, Ariane Plourde, le coordonnateur exécutif du cabinet du ministre Alejandro Mentaberry (MSTI), le sous-secrétaire Santiago Miguelez (MSTI-province de Chubut), le conseiller scientifique Serge Demers (UQAR-ISMER), le professeur José Luis Esteves (CONICET), le capitaine du Coriolis II, Martin Agbogba, le ministre Lino Baranao (MSTI), l’ambassadrice du Canada en Argentine, Gwynetz Kutz, l’ambassadrice de l’Argentine au Canada, Norma Nascimbene de Dumont, le gouverneur de la province de Chubut, Martín Buzzi, la professeure Mirtha Flawiá (CONICET) et le secrétaire Rubén Zárate (MSTI-province de Chubut).

 

Une mission scientifique d’envergure en Argentine

L’écosystème et la géologie marine du golfe San Jorge et de la région côtière de la province de Chubut, en Argentine, sont au cœur d’une recherche d’envergure. Une cinquantaine de chercheurs, dont une quinzaine de l’UQAR-ISMER, réaliseront une étude multidisciplinaire visant à outiller le gouvernement argentin à l’égard de l’exploitation des hydrocarbures extracôtiers, dans une perspective de développement responsable.

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Le professeur Gustavo Ferreyra (Photo : Gilson Gagnon)

Le golfe San Jorge abrite un écosystème complexe. Situé dans la région centrale de la Patagonie, ce milieu marin est ouvert sur l’océan Atlantique. D’une superficie de 39 340 km2, il joue un rôle majeur pour les industries de la pêche et du tourisme – des ressources renouvelables essentielles à l’économie de l’Argentine dans cette région. En outre, ce golfe est bordé par la Ville de Comodoro Rivadavia et comporte des zones protégées pour la conservation de la biodiversité.

C’est afin d’avoir une connaissance approfondie de l’écosystème du golfe San Jorge que le Ministère de la Science, de la Technologie et de l’Innovation productive de l’Argentine, la province du Chubut et le Conseil national de recherches scientifiques et techniques (CONICET) ont fait appel à l’expertise de l’Institut des sciences de la mer de Rimouski. Bien qu’il n’y ait pas encore d’exploitation des hydrocarbures dans le golfe, le gouvernement argentin souhaite tirer profit de cette ressource non renouvelable, et ce, en préservant la biodiversité et la vitalité des industries qui bénéficient de ce milieu marin.

« Il n’existe pas d’étude multidisciplinaire récente sur le golfe San Jorge. La recherche permettra donc aux autorités de l’Argentine d’avoir toutes les informations pertinentes pour prendre les décisions les plus éclairées quant à une éventuelle exploitation des hydrocarbures extracôtiers, notamment en ce qui a trait au comportement de l’écosystème du golfe en cas de déversement », indique la directrice de l’ISMER, Ariane Plourde. « L’expertise qui sera développée par nos chercheurs en Argentine sera, par ailleurs, un atout important pour le Québec si le gouvernement décide, un jour, de mener des études sur les risques liés à l’exploitation des hydrocarbures dans le Saint-Laurent. »

Le professeur Gustavo Ferreyra est le leader de ce projet et chef de mission du volet océanographique de cette recherche qui réunit une quinzaine de chercheurs de l’UQAR et de l’Institut Maurice-Lamontagne (IML). Son collègue José Luis Esteves, qui est chercheur du CONICET, est pour sa part le responsable scientifique argentin. Titulaire de la Chaire de recherche du Canada en géologie marine, le professeurGuillaume St-Onge est responsable et chef de mission du volet géologique avec son collègue argentin Miguel Haller. Une trentaine de chercheurs provenant de dix institutions de l’Argentine participent également à cette mission. « Rarement une mission scientifique internationale a mobilisé autant de nos chercheurs », observe Serge Demers, conseiller scientifique dans le cadre de la recherche.

 

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Le Coriolis ll.

Plusieurs professeurs de l’UQAR participent à la recherche, dont Philippe ArchambaultJean-Pierre GagnéKarine Lemarchand, Martin MontesÉmilien Pelletier, qui est titulaire de la Chaire de recherche du Canada en écotoxicologie moléculaire en milieux côtiers, Gesche Winkler et le biologiste Christian Nozais. Les professeurs associés Pierre Larouche et le titulaire de la Chaire de recherche du ministère des Pêches et des Océans Canada en acoustique marine appliquée à la recherche sur l’écosystème et les mammifères marins, Yvan Simard, de l’IML, sont également impliqués dans la recherche. Plus d’une demi-douzaine d’étudiants de l’UQAR et plusieurs autres d’Argentine seront impliqués dans cette étude multidisciplinaire.

Une programmation scientifique chargée

Intitulée PROMESse – Programme multidisciplinaire de recherche en océanographie pour l’étude de l’écosystème de la géologie marine du Golfe San Jorge et de la côte de la province de Chubut –, cette recherche en Argentine comporte quatre volets. Les scientifiques vont d’abord caractériser l’état actuel de l’écosystème du golfe San Jorge. « Nous allons étudier le golfe dans une perspective biologique, chimique et physique. De plus, nous évaluerons la présence et la concentration d’hydrocarbures dans les principales composantes de l’écosystème et le couplage pélagique-benthique de la matière organique particulaire », explique le professeur Ferreyra.

Les effets potentiels d’écoulements chroniques et de déversements majeurs d’hydrocarbures sur les communautés benthique et pélagique, de même que le transfert des contaminants entre elles, seront également analysés. Une modélisation du couplage entre les processus physiques et biogéochimiques sera réalisée en fonction des effets combinés des déversements d’hydrocarbures dans l’écosystème et des changements climatiques.

Avec les bouées océanographiques installées dans le golfe San Jorge il y a deux ans, les chercheurs vont établir un programme de monitorage permettant une surveillance automatisée des variables-clés de l’environnement. « Développées par l’IML et les entreprises Multi-Électronique et SYGIF International, ces bouées sont le pendant argentin de l’Observatoire global du Saint-Laurent. Elles vont agir comme des sentinelles qui dépistent rapidement tout déversement d’hydrocarbures », précise Serge Demers.

Doté d’équipements de pointe des plus sophistiqués en Amérique du Nord, le navire océanographique Le Coriolis II sera le centre nerveux de cette mission scientifique en Argentine. Pendant 30 jours, les scientifiques de l’ISMER, de l’IML et de l’Argentine seront à bord pour recueillir des données portant, notamment, sur la topographie des fonds marins, la structure et la fonction de l’écosystème. La mission dans le golfe San Jorge se déroulera au cours du mois de février jusqu’au début du mois de mars.

Exploitation pétrolière

C’est au début du XXe siècle que les Argentins se sont lancés dans l’exploitation du pétrole de leurs terres. Cette exploitation pétrolière a joué un rôle clé dans le développement économique de la province de Chubut, et particulièrement de sa capitale Comodoro Rivadavia. En plus de répondre aux besoins des Argentins, le pétrole extrait a connu une forte demande en raison de sa grande qualité. Cette demande a d’ailleurs entraîné une intensification du trafic maritime dans le golfe San Jorge, augmentant du même coup les risques de déversement.

L’exploration pétrolière dans le golfe San Jorge a commencé au début des années 2000. L’éventuelle exploitation des hydrocarbures extracôtiers préoccupe les Argentins. La préservation de la biodiversité du golfe est un enjeu particulièrement important depuis qu’un important déversement de pétrole est survenu, au mois de décembre 2007, sur la côte à la Caleta Córdova, en raison d’un pipeline défectueux près d’un port du golfe. « La réaction de la population a été très forte. C’est pour cela qu’on a fait appel à l’expertise de l’ISMER il y a cinq ans », souligne le professeur Ferreyra.

Répondant à l’appel de l’Argentine, une délégation rimouskoise, menée par Serge Demers et Gustavo Ferreyra, s’est rendue à Comodoro Rivadavia en mai 2008. C’est à la suite de cette mission que les autorités d’Argentine ont retenu le modèle d’observatoire océanographique installé dans la baie de San Jorge en 2011. « La présente recherche se veut l’aboutissement d’une collaboration de longue haleine avec l’Argentine », note Mme Plourde.

PROMESse permettra aux chercheurs de vérifier une hypothèse générale sur l’impact des déversements de pétrole sur des écosystèmes comme le golfe San Jorge. « Notre hypothèse de base, c’est que les déversements d’hydrocarbures ont des effets différents sur les écosystèmes tout dépendant s’il s’agit de déversements chroniques (de petites quantités à long terme) ou de déversements aigües (de grandes quantités). Il semble que le processus de contamination chronique est plus dommageable pour le fonctionnement de l’écosystème qu’un déversement aigü », indique le professeur Ferreyra.

D’une durée de trois ans, cette recherche conjointe de chercheurs de l’UQAR-ISMER et de l’Argentine est une première étape importante dans l’établissement d’un institut international des sciences de la mer en Atlantique Sud, à l’image de l’ISMER, dans la province de Chubut. Cette intention fait partie d’une entente qui a été signée en mars 2012 avec le Ministère de la Science, de la Technologie et de l’Innovation productive de l’Argentine et la province de ChubutL’UQAR-ISMER sera particulièrement impliquée sur le plan de la recherche et de la formation de ressources humaines hautement qualifiées en océanographie. Cet institut sera établi à Comodoro Rivadavia.

Une conférence grand public sur une mission scientifique en Argentine

Rimouski, le 9 janvier 2014 – La population est invitée à assister à une conférence grand public sur la mission scientifique impliquant une cinquantaine de chercheurs, dont une quinzaine de l’ISMER, le jeudi 16 janvier, à 16 h 30, à l’Amphithéâtre Ernest-Simard (F-210) de l’UQAR.

 Intitulé PROMESse – programme multidisciplinaire de recherche en océanographie pour l’étude de l’écosystème de la géologie marine du golfe San Jorge et de la côte de la province de Chubut –, ce projet de recherche permettra d’outiller le gouvernement argentin à l’égard de l’exploitation des hydrocarbures extracôtiers dans une perspective de développement responsable.

 Lors de la conférence, le conseiller scientifique Serge Demers présentera l’historique et le contexte de cette mission d’envergure. Le professeur Gustavo Ferreyra, leader du Coriolis_ll_01projet et chef de mission du volet océanographique, expliquera les objectifs de cette mission qui se déroulera en février en en mars. Pour leur part, les professeurs Émilien Pelletier, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en écotoxicologie moléculaire en milieux côtiers, Philippe Archambault, spécialiste de l’écologie benthique, et Guillaume St-Onge, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en géologie marine, traiteront des recherches qui seront menées dans leur domaine d’expertise.

 « Nous souhaitons, par le biais de cette conférence, permettre à la population de bien comprendre les objectifs de la mission en rencontrant des chercheurs qui vont y prendre part », indique le professeur Ferreyra. Une quinzaine de chercheurs de l’UQAR-ISMER et de l’Institut Maurice-Lamontagne et une trentaine de dix institutions de l’Argentine participent à cette mission.

 L’UQAR a mis en ligne un site Web, le http://coriolis.uqar.ca, permettant de suivre la mission scientifique qui se déroule à bord du navire océanographique de l’Université. Les internautes y trouveront toutes les informations pertinentes sur la recherche scientifique, les chercheurs qui y prennent part, des photos du golfe San Jorge et une carte permettant de suivre en temps réel Le Coriolis II dans son voyage en Argentine.

 Cette mission scientifique en Argentine est de première importance pour l’UQAR-ISMER. « L’expertise qui sera développée par nos chercheurs en Argentine est un atout important pour la société québécoise », observe la directrice Ariane Plourde. « L’acquisition de connaissances est essentielle dans le contexte d’une réflexion pouvant mener à l’exploration et à l’exploitation pétrolière en milieu extracôtier. »

La conférence sera présentée gratuitement le jeudi 16 janvier, à 16 h 30, à l’Amphithéâtre Ernest-Simard (F-210) du campus de Rimouski. Pour plus d’information, on visite le site http://coriolis.uqar.ca.

Jean-François Bouchard
Service des communications                                                   
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L’UQAR signe une importante entente de recherche scientifique en Argentine

L’Université du Québec à Rimouski vient de signer une entente avec le Ministère de la Science, de la Technologie et de l’Innovation productive de l’Argentine, la Province du Chubut et le Conseil national de recherches scientifiques et techniques (CONICET), afin de réaliser une recherche océanographique d’envergure en Argentine.

La signature de l’entente a eu lieu à Buenos Aires mercredi dernier. « Ce partenariat est une autre reconnaissance internationale de l’expertise des chercheurs de l’UQAR-ISMER », souligne le recteur de l’UQAR, Jean-Pierre Ouellet. « Les études qui seront réalisées s’inscrivent dans une perspective de développement durable dans un contexte où les autorités de l’Argentine souhaitent développer l’exploitation pétrolière dans le golfe de San Jorge, tout en préservant la biodiversité et les industries de la pêche et du tourisme. Cette expertise, développée par les chercheurs de l’UQAR, représente un atout pour la société québécoise. »

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Le recteur de l’UQAR, Jean-Pierre Ouellet, entouré du directeur de l’ISMER, Serge Demers, et du professeur Gustavo Ferreyra. (Photo : Jean-Luc Théberge)

La mission du Coriolis II se déroulera à l’hiver 2014. Une quinzaine de chercheurs de l’ISMER et de l’Institut Maurice-Lamontagne (IML) et près d’une trentaine d’autres provenant de dix institutions de l’Argentine vont y participer. « L’objectif de la mission est de faire une étude sur la santé de l’écosystème et de la géologie marine du golfe de San Jorge et de la région côtière de la province de Chubut », explique le directeur de l’ISMER, Serge Demers. « Le golfe de San Jorge est un milieu marin ouvert à l’océan Atlantique. Il y a peu d’études sur la circulation océanique, la topographie des fonds marins, la structure et la fonction de son écosystème, qui sont des éléments indispensables pour la modélisation et la prévision des effets potentiels en cas de déversement d’hydrocarbures et des changements climatiques. »

Pendant 30 jours, l’équipe de scientifiques des deux pays recueillera des données à bord du navire de recherche de l’UQAR, afin de caractériser l’état actuel de l’écosystème du golfe de San Jorge sur le plan océanographique et sur la présence et la concentration d’hydrocarbures dans les principales composantes de l’écosystème. Les chercheurs vont également évaluer les effets potentiels des hydrocarbures sur les espèces vivant dans les fonds marins et celles vivant davantage à la surface, ainsi que développer une étude approfondie du fond marin.

Le Coriolis II partira d’Halifax en janvier prochain pour se rendre dans le golfe de San Jorge. « En cours de route, l’équipage va prendre des échantillons entre le Canada et l’Argentine. À long terme, nous pourrons utiliser ces données pour évaluer l’impact des changements climatiques sur ces écosystèmes », précise le professeur et chef de mission Gustavo Ferreyra. « Cette mission de trois mois servira d’assise à la formation de plusieurs personnes, tant en Argentine qu’au Québec », mentionne José Luis Esteves, chercheur du CONICET et responsable scientifique argentin.

Rappelons que la collaboration entre l’Argentine et l’UQAR-ISMER a débuté il y a plusieurs années. En mai 2008, une première mission a notamment eu lieu à Comodoro Rivadavia. À l’automne 2011, un observatoire maritime inspiré de l’Observatoire global du Saint-Laurent a été implanté dans le golfe de San Jorge. « La mission que nous entreprendrons au printemps prochain s’inscrit dans la mise en service de cet observatoire », note M. Demers.

Cette mission internationale représente un contrat de 1,7 M $ pour REFORMAR, la corporation qui gère le Coriolis II depuis 2002. Détenant une certification de l’Alliance verte, une reconnaissance qui témoigne de sa performance environnementale, le navire de recherche de l’UQAR est doté d’équipements de pointe les plus sophistiqués en Amérique du Nord.

Jean-François Bouchard